Le vent vers vous.
Un premier spectacle dont l'auteur est un homme hors du commun, quelqu'un de bien... D'ici peu quelques images vidéo s'ajouteront à mon texte, histoire de voir ce que j'ai ressenti.
Dolce, dolce...
Regard, souffle, sourire.
Oui là, viens !
Regard, souffle, sourire. Profondeur de l'instant.
Quatre murs blancs, des lattes de bois. Des chaises dépareillées, quelques coussins, trois chaises de jardin.
Il déborde. Les marées de l'océan l'inspirent... Il rit.
Bise baltique, soleil italien.
De ses humeurs quelquefois maussades naissent des fils barbelés.
Il court, saute, danse.
Rencontres intenses ou inopinées, charnelles ou d'amitiés.
Colère, émotivité. A fleur de peau, un quotidien qui parfois file entre les mains.
Il se réchauffe autour d'une tasse de thé, efface les manques et les échecs.
Dans la forêt, un homme danse. Il avancera désormais poussé par le vent, se posera sur une feuille tendre.
Coccinelle ou puceron... qu'importe ! Il découvre le chemin du talent qui est le sien.
Pommes de pin.
Une rencontre littéraire sur http://www.inlibroveritas.net/. Un écrivain qui m'émeut, me vrille de part en part. Bernard Hananel possède ce petit quelque chose qui fait de lui un auteur merveilleux. Je vous livre avec son autorisation "Savin me". J'ose espérer que vous vivrez un moment aussi fort que moi et si tel est le cas... Il suffit de quelques clics pour le lire encore et plus !
« Prison gates won't open up for me - On these hands and knees I'm crawlin' - Oh, I reach for you... »
Le titre est en boucle dans le lecteur... et c'est censé me calmer.
Je suis en colère.
Une de ces colères qui vous rend plus triste qu'enragé, plus misérable que fou furieux. Et quand je suis en colère, je roule vite. C'est très con. Mais, de toute façon, pas besoin d'aller chercher loin, je suis très con, et très en colère... donc, je roule très vite.
Cela dit, je suis seul sur la route, vraiment seul tout court pour le coup. Clara vient de me larguer. Alors merde ! Je ne dois pas avoir assez de recul ou pas assez de kilomètres entre elle et moi pour analyser intelligemment ce vieux cliché du gros blaireau désespéré qui se prend pour James Dean.
« All I need is you - Come please I'm callin'... »
" Allo, Simon ! C'est moi... il faut qu'on parle." Et bien sûr, ça ne voulait pas dire : Simon, nous devons avoir une discussion tous les deux. Ça voulait dire : Tu dois m'écouter et tu fermes ta gueule ! Sauf que j'en avais ma claque d'encaisser ses conneries sans rien dire, ses théories sur le couple idéal, sur l'égalité des sexes... pff ! les sexes n'étaient certainement pas égaux, fallait être une vraie conne pour croire un truc pareil, parce que déjà, rien qu'au niveau de la taille... ouais, bon.
Bref, j'avais gueulé un peu, beaucoup... à la folie. Il faut se méfier de l'eau qui dort, toujours ! Un jour, ça pète ! Ça tsunamise violent ! Et là, je dois bien l'avouer, elle en avait pris plein sa face, la mère Clara. Du coup, à bout d'arguments et devant mon évidente supériorité, elle m'avait dit :
« Tu te casses, Simon ! Tu disparais de ma vue, de ma vie. Des mecs comme toi, je soulève mon paillasson, il en sort une douzaine ! ». Elle avait même rajouté : « Pauvre merde ! ».
Ça alors, je n'aurais peut-être pas dû m'essuyer les pompes avant d'entrer. Et puis, c'était quoi ce délire ? J'avais vérifié en partant et, sous le paillasson, il n'y avait rien... juste un peu de poussière. Qu'est-ce qu'elle croyait ? Que j'allais passer l'aspirateur en courbant l'échine, ou quoi ?... égalité des sexes... mon cul ! La maintenance régulière des surfaces c'était une chose exclusivement féminine et puis c'est tout. On disait UNE femme de ménage, UNE fée du logis, UNE paire de gants Mappa, UNE bonne à tout faire. On ne disait pas un bon à tout faire... tout juste un bon à tirer... hé hé ! de toute façon, je suis hétéro et « Monsieur Propre », vous savez, le mec avec une pure peau de bidet sur le crâne ? C'est l'exception un peu gay qui confirme la règle. Je vais même vous faire une confidence, l'homosexualité masculine, cela tient à peu de choses en vérité. Je m'explique. Vous prenez le nom de n'importe quelle fiotte connue... par exemple, Bertrand Delanoë... Eh oui, vous avez bien lu, c'est de LA noë, ce qui veut bien dire, qu'à la base, c'est déjà écrit noir sur blanc, on peut difficilement être plus clair. Et j'en ai plein d'autres comme ça : Freddy Mer cul rit, Jack Langue, Frédéri queue Mitterrand, je vous assure la liste est longue et certains cachent bien leur jeu.
C'est l'invasion, je suis d'accord... une putain d'invasion. Ils sont là, parmi nous... David Vincent le sait... Tataa !
C'était d'ailleurs un de nos multiples sujets de discorde entre Clara et moi. Elle me reprochait de faire une sorte de racisme primaire contre les adeptes de ces mœurs particulières... alors que non, je m'en tape comme de mon premier slip kangourou, après tout chacun fait ce qu'il veut avec son cul. Qu'un couple hétérosexuel en arrive à se déchirer pour des questions homosexuelles, c'est profondément ridicule et...
Putain, mais qu'est-ce qu'il branle ce connard ? Dans sa caisse de merde ! Sur la file de gauche... allez, casse-toi ! Casse-toi... !
Oh ! la tronche... on dirait mon... après quinze jours de chiasse.
Bonjour chez vous !
Hé oui, c'est une autoroute, pauvre con !
Non mais, j'vous jure...
« Tu te casses, Simon ! Tu disparais de ma vue. »
Elle n'a pas eu besoin de me le répéter. Je me suis retrouvé sur le palier, la porte a claqué dans mon dos et après une dernière vérification sous le tapis-brosse, je suis parti sans me retourner.
Je suis sûr qu'elle ne croyait pas que j'allais le faire... j'ai été grandiose sur ce coup-là. Direct l'autoroute... de l'air, de l'air ! De la distance, cosmique si possible... Au fait, elle va où cette autoroute ?
Toulouse.
Pourquoi pas ? Les saucisses, Nougaro... Oh mon TouloOuuuseu... ! Dès l'aérogare j'ai senti le choc... Ah ha ! Toulouse... c'est craignos ça, Toulouse, non ?
...
Qu'est-ce que je vais foutre à Toulouse, franchement ?
Tu fais chier, Clara.
Je t'aime.
Oui, oui, j'aime aussi Laurent Ruquier, Dave, Patrick Juvet, Federico Garcia Lorca... tout ce que tu veux, j'te jure.
" Come please I'm callin'..."
http://www.youtube.com/watch?v=DcLNkH7csgM
Allez zou en avant ! Ouvrez votre coeur, rassemblons-nous face à ce séisme... Oublions notre égoïsme et surtout gardons longtemps notre compassion. Les conséquences sont lourdes... Demain, dans six mois, un an, dix ans ces enfants porteront encore les cicatrices de cette catastrophe naturelle. Alors pourquoi ne pas envisager de les gommer ne fut-ce qu'un peu ? J'en profite pour vous offrir ce sens des mots...
Enfant : être humain à l'âge de enfance.
Synonymes : bambin, chérubin, citoyen, descendant,, gamin, garçonnet, gosse, lardon, mioche, môme, natif, nourrisson, petit, poupon, rejeton... Et bien d'autres, peu importe les mots, ils sont la prunelle de nos yeux et nous nous devons de les aider à grandir !
Enfance : période de la vie humaine allant de la naissance à la puberté et au-delà très certainement !
Orphelin : enfant qui a perdu l'un de ses parents ou les deux... Est-ce la seule définition pour ceux qui le sont ?
Message d'Anaïs Valente auquel La plume de Lune et moi-même adhérons à 100% !!!
Suite au drame touchant Haïti, j’ai décidé d’agir un peu plus concrètement, avec l’aide de ma sœur et de sa famille.
Je me sens personnellement concernée par ce drame, en tant que « tata » de plusieurs enfants adoptés dans ce pays. Nous avons donc décidé d’agir, vraiment agir, en aidant directement la crèche Cœur de Marie, située Route de Delmas à Port-au-Prince, laquelle a été malheureusement complètement détruite par le tremblement de terre. Cette crèche est agréée par L'IBESR (institut du bien être social et des recherches) qui dépend du ministère des affaires sociales.
Il y a pour l'instant une petite trentaine d'enfants en attente d'adoption. La plupart des enfants qui transitent par là seront adoptés. Arianne Rubino, la responsable de la crèche, accueille parfois des enfants plus grands pour les sortir de la misère, même si elle sait que leurs chances d'adoption sont très minces. La crèche ayant été détruite, les enfants dorment actuellement dehors, dans des conditions épouvantables. Ils ont très peu à manger et à boire, et l’avenir ne s’annonce pas rose pour eux...
Nous avons donc décidé d’ouvrir un compte en banque, afin de recueillir un maximum de dons, lesquels seront ensuite ENTIEREMENT reversés à « Cœur de Marie ». Et quand je vous dis ENTIEREMENT, ce sera ENTIEREMENT, preuves à l’appui, en toute clarté et honnêteté. L’argent servira à diverses choses, dont notamment et selon le degré d’urgence : l’achat de vivres, l’aide pour reloger les enfants, l’achat de jouets, mobilier, couvertures, vêtements, matériel de puériculture
Des nouvelles seront données via mon blog http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/, une fois les communications rétablies. Je tâcherai d’insérer des photos lorsque j’en recevrai de « Cœur de Marie ».
Bref, voilà l’occasion de donner et de savoir ensuite à quoi servira votre argent. Sachez que, comme je le dis toujours au Télévie, où je suis bénévole au téléphone chaque année, il n’y a pas de petit don, et que même un euro compte. Et moi, je compte sur vous !
Le compte est ouvert à la DEXIA (Belgique) au nom de "Cœur de Marie - Haïti (Legrand)" sous le numéro 083-5131909-30 (IBAN BE15 0835 1319 0930 / BIC GKCCBEBB). Etant donné qu’il s’agit d’une initiative personnelle, nous ne pouvons délivrer d’attestation fiscale. Mais tout sera transparent et je pourrai délivrer à qui le souhaite une situation précise des dons envoyés à la crèche afin de l’aider. Merci déjà pour votre soutien.
Anaïs Valente - Pour toute info : anaisnamur@yahoo.fr
J'ai envie de partager le texte que je lirai ce samedi matin à l'Hôtel de ville de Bruxelles à l'occasion du baptème laïque de Jeanne ma filleule... Une émotion si forte que les larmes perlent à chacune de mes répétitions-lecture !
Quel vacarme ! Les nouveaux voisins emménagent ! Zut ! Les autres sont donc définitivement partis ! Une famille qui éclate sans crier gare du jour au lendemain ! Les amours se font et se défont... Victimes ou coupables, nous ne contrôlons rien !
Mais revenons aux bruits sourds et vigoureux de cet emménagement, je m'en souviens et pourtant dix ans ont défilés depuis ! Ma curiosité légendaire féminine me fait tordre le cou derrière les rideaux. Tiens, un couffin, un couple... Oh, la maman est toute petite et toute ronde... La maisonnée va s'agrandir, dirait-on !
Les semaines passent lorsqu'un après-midi, on frappe à la porte.
- Bonjour, je m'appelle Sylvie, je suis la voisine. Nous nous sommes déjà croisées sur le trottoir mais ce serait sympa que l'on fasse plus ample connaissance. Viendrais-tu partager notre repas un soir ? Tes enfants seront les bienvenus. Ils rencontreront mes fils Julien et Aurélien.
Surprise par sa sincérité, j'accepte avec empressement. Sylvie ne se doute pas que sa proposition me ravit. Ma vie bat de l'aile et cette invitation tombe à point nommé ! Je souris. Ma curiosité ne m'avait pas dupée, ma jeune voisine est vraiment petite. Je remarque également sa voix cristalline qui hérisse mes sens et cerise sur le gâteau elle est rousse... Un voisinage hors du commun ! Quel divin régal !
C'est ainsi que notre amitié a vu le jour. Nous avons traversé chacune à notre manière les saisons... Les canicules comme les tempêtes ! A l'écoute l'une de l'autre, sans jugements quels qu'ils soient. Très proches de part nos enrichissantes exigences mais sans accaparements aucun.
Sans oublier, l'excentricité de ses étoiles musiciennes et de mes plumes conteuses qui ont jalonné nos existences comme un clin d'oeil essentiel à nos points communs.
Des fous-rires aux larmes, je pourrais noircir des pages de souvenirs...
2009 pointe le bout du nez et Jeanne le sien, le six février... Un chamboulement infini... Je ne reviendrai pas sur les circonstances douloureuses qui ont précédées et suivies les premiers cris de cette fillette que nous fêtons ensemble aujourd'hui. Hélas je porte la même initiale qui me rappelle ce Monstre à l'origine des déboires de mon amie et voisine. Bien heureusement le M est également cette consonne qui m'a bouleversée et fait pleurer de joie lorsque Sylvie m'a proposé d'être au même titre que Linda la MARRAINE de Jeanne.
Un merveilleuse seconde cerise s'ajoute à mon gâteau. Ma filleule est certes aujourd'hui toute petite comme l'est sa maman mais elle est encore plus rousse qu'elle. Je suis aux anges ! Jeanne est ma reine... Ma grenouille ! Un clin d'œil aux petits batraciens dont j'adore le coassement...
Connaissez-vous les reinettes rousses ? La plus jolie d'entre elles est parmi nous. Elle ne coasse pas bien entendu mais lorsqu'elle gazouille et qu'elle bondit dans mes bras, je ne peux que revenir sur mes paroles.
Les amours se font et se défont... Victimes ou coupables, nous ne contrôlons rien ! Mais je m'aperçois depuis le six février dernier que c'est faux, archi-faux !
L'amour intense que nous partageons Jeanne et moi est indéfinissable et impossible à défaire quoiqu'il se passe. M ou pas... Je t'aime ma reinette et je remercie du fond du cœur ma petite Sylvie !
Ce billet ne vous relatera pas les longues heures douloureuses que m'inflige, par cycles vicieux, mon malheureux dos mais la passion pour cet artiste slam dont le timbre de voix déclenche en moi une nuée de sentiments orgasmiques et indéterminables.
Entourée par maman et par Jean, j'ai passé, à quelques mètres de lui, ce vingt-quatre octobre dernier, deux heures délicieuses au Théâtre National de Bruxelles. Je vibre, je souris, je m'émeus, je plonge au plus profond de mon être et me retrouve d'un coup de baguette écrite dans ces vers et ses travers... Voilà pourquoi j'ai envie de partager au bas de cette page le lien qui vous ouvrira la porte de sa poésie et des "Quatre saisons"... Voyage incontournable de la vie.
Grand corps malade, Fabien Marsaud, m'apporte des besoins insoupçonnés de réveiller ma plume à d'autres facéties. Impatiente de faire voyager telle une histoire l'imagination des enfants par le biais de sa prose, je m'y suis risquée !
J'ai d'abord écouté ses conseils par le biais de reportages qui lui étaient consacrés... Dix minutes ont suffit à ceci :
Je m'appelle Lune
enfin c'est le pseudonyme que je me suis confié.
J'ai le coeur dans la brume
et la tête pleine de papiers.
Armée d'un caractère passionné,
Je gomme rapidement mes déceptions.
Ma bulle d'encre est mon plus bel oratoire
J'y déverse sans peine mes beaux jours et mes déboires.
Je m'avoue anxieuse mais jamais perdue.
Sanguine, je relève mon col alors que les larmes affluent.
Ce n'est qu'un premier jet mais il me ressemble, me trouble et me soulage... Essayez vous aussi, il n'y a pas de règles bien définies. Si ce n'est de jouer avec les mots en cadence et en rimes. A capela, lisez vos poésies, vous verrez c'est indéfinissable de plaisir !
Pas un moment à moi pour vous offrir des billets... Une rentrée sur les chapeaux de roue, préparatifs, calendriers, etc...
Bref je suis sur des charbons ardents partagée entre euphorie et panique le tout parsemé de bouffées d'angoisse... J'en profite pour vous offrir ce superbe texte de Philippe, un homme extraordinaire, un artiste modeste qui fait gambader les mots comme des bulles de bonheur sur mon coeur...
A fleur d’estime
Les yeux en croisement découvert
se posent en confiance.
Le numériseur sonore,
mémoire du chant des paroles justes,
sait le plaisir de l’échange compris.
Ce parfum d’utopie laissera
le désir à fleur d’estime.
Transit des confidences
offertes en pâture
aux Lutins cueilleurs d’espoir.
La Lilith en accueil subtil
pose au centre du jeu
le grimoire enchanteur,
celui qui rends les amours verts.
Les parfums promit aux vertus nourrissantes
s'inhaleront en fleurs intimes.
Voici la seconde rubrique du "Sens des mots" tel un lexique personnel, je vous livrerai quotidiennement mes coups de coeur alphabétiques.
La logique voudrait donc qu'aujourd'hui je vous parle de cette douce voyelle qu'est le "a" mais les rondeurs de cette demoiselle n'ont pas suffit à mettre au placard les courbes potelées du "b" encore plus grassouillet lorsqu'il s'écrit en majuscule "B".
B comme bougonner : exprimer son mécontentement ou sa mauvaise humeur entre ses dents, pour soi.
Oh oui ! Comme c'est bon de marmonner ! Comme cela sans crier gare devant tout le monde sans devoir répéter ce que j'ai grommelé à la caissière du supermarché ou à mon voisin inquisiteur ! Un défouloir de l'esprit incontournable ! Qui d'entre vous oserait me contredire ? Montrez-vous que je bougonne un bon coup !
B comme boucharder : travailler avec une boucharde, le marteau des tailleurs de pierre.
Oh oui ! Revenons à ces temps médiévaux au cours desquels ces valeureux hommes taillaient le caillou pour défendre le château de la belle princesse... Quoi ? N'ai-je pas le droit de rêver ? Vêtue telle la Belle au bois dormant j'attends mon prince charmant ! Pourquoi ne tomber amoureuse que des chevaliers après tout ?
B comme bernique : mollusque à coquille conique, patelle. Expression de la déception, d'une contradiction.
Oh oui ! Bernique ce fichu lacet est cassé ! crie notre bien aimé... Chérie ! A l'aide ma réunion n'attendra pas, tempête l'homme désarçonné !
Nous savons que la gente féminine est prévoyante ! Nos tiroirs regorgent de lacets et de cordons de couleurs et de toutes les longueurs. C'est donc tout sourire, chaussée d'escarpins résonnants que nous tendons au sexe fort l'accessoire remplaçant inespéré.
B comme bâillonner : mettre un bâillon à quelqu'un, réduire au silence, étouffer.
Oh oui ! Souvenir douloureux d'une amie en pleine rupture qui, par le biais d'un message sur mon répondeur, évoquait sa peine : il me bâillonne, pourquoi ne veut-il pas m'écouter ? Peut-être comprendrait-il nos erreurs. Il n'a hélas jamais ôté ce bâillon orgueilleux. Ce bougre est encore célibataire aujourd'hui et elle aussi !
B comme badine : baguette mince flexible.
Oh oui ! Une amusante pièce de théâtre d'Alfred de Musset : "On ne badine pas avec l'amour" ... Autour d'un château, Camille et son cousin Perdican, éperdument épris de la jeune fille. Une histoire d'amour, de fierté, de non-dits et de couvent. Bienheureuse expression que de comparer une canne légère aux sentiments !
La liste est longue, les B bouillonnent d'impatience d'arrondir vos angles lorsque vous commettrez des balourdises !
Mais que signifie donc ce mot ?
Je vous laisse le soin de rire de vos "sottises" et de lire mes mots :
biaiser, bidouiller, bougnat, boulevardier, boulingrin, brumeux, bringueballant, broutille, bruire, boudiner, bougre, blettir, bonasse, bémol, bikini, binôme, ballottine, babiole, bâbord, balsamine, badiane, badigeonner, bandoulière, banjo, bagatelle et mon préféré : bredouillis !
J'ose espérer que vous êtes maintenant inspirés...
Le sens des mots possédera dorénavant plusieurs rubriques dont celle du corps...
Je me suis toujours dit qu'être "nez" pour un créateur doit être enivrant... Croiser dans la rue une femme qui porte ce que mon odorat a subtilement obtenu en mêlant ces flagrances qui ravissaient mes narines dans le laboratoire de mon employeur-parfumeur, quel ivresse ! Bon, voilà que je m'emballe ! Il est de toute évidence trop tard pour que Lolita Lempickota m'engage et que je devienne sa première truffe !
Depuis ma plus tendre enfance les odeurs envahissent constamment mon existence. Mon système olfactif ne cesse de flairer... Maudit soit la sensiblerie exaltée de ce tarin coquin !
Les biscottes de ma grand-mère saupoudrées de sucre roux, sa crème de jour à la rose, le lait chaud journalier obligatoire lors des séjours chez mon parrain, le blush protégé dans le boîtier argenté qui rosissait les joues de Tante Jenny, les comprimés fluorés posés devant mon bol au petit déjeuner...
Rien d'extraordinaire je sais ! Mais il me reste dans les naseaux les traces indélébiles de la corde à sauter mouillée de Corinne dans la cours de récréation, le petit pot de colle utilisé au cours de madame Delhaye qui peaufinait mon cahier à spirales, les effluves buccales mentholées de mon professeur déjanté collées sur le feutre du micro lorsque je chantais à la chorale, le feuillage sec et citronné qui abritait mon refuge savamment érigé dans un terrain vague du quartier, le parfum nauséabond de ce voisin hirsute lorsque je passais à vélo devant sa maison... Sacré monsieur Rose !
Et puis les essences des dalles de granit et des murs rouges de ce petit coin au pied de l'immeuble logeur qui réunissaient la bande de copains et mon premier amour...
Bref ce nez est à mon sens tout un roman de stimuli personnels, orgasmes vivants des volets de ma vie... Cannelle charnelle, vanille bourbon en flacon, concombres dévorés le ventre rond, jasmin entortillé aux lattes d'un volet bleu après l'orage d'un étranger, lavande sur le linge en dentelle des aïeules italiennes d'un mariage immature, tomates mijotées et pâtes al dente un soir de Noël, chocolat fondu sur l'assiette de porcelaine blanche qui tartine sans retenue les tranches d'un pain de mie provençal, champs d'abricotiers complices de courtes fugues adolescentes en quête de silence, chemin unique de mes mains sur le torse parfumé de Jean...
Soudain hier soir ce nez m'échappe, un reportage parle de nez creux ? Je me sens bête de ne pas comprendre. Jean m'éclaire et le clavier du petit écran repère des tas d'expressions et la réponse confirmée à la question :
- Avoir le nez creux : expression du XVIIe siècle qui signifiait avoir le nez bien dégagé, puisque creux et pouvoir ainsi avoir le flair bien développé. Synonymes : avoir du flair, le nez fin.
Il est certainement plus agréable de s'entendre dire l'un de ces synonymes mais le dix-septième siècle garde néanmoins tout son charme, n'est-il pas ?
Je ne résiste pas au plaisir de vous citer celles-ci. Les connaissez-vous ? Si après tout cela je ne me sens pas bien... Que vais-je donc respirer ?
Amusez-vous.... Sources Mediadico.com