Le blog de Lune

  • Xavier

    Le 26/06/2010 à 17:38Coups de coeurCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Le vent vers vous.

    Un premier spectacle dont l'auteur est un homme hors du commun, quelqu'un de bien... D'ici peu quelques images vidéo s'ajouteront à mon texte, histoire de voir ce que j'ai ressenti. 

    Dolce, dolce...

    Là, oui, oui ! Où es-tu ?

    Regard, souffle, sourire.

    Oui là, viens !


    Regard, souffle, sourire. Profondeur de l'instant.

    Quatre murs blancs, des lattes de bois. Des chaises dépareillées, quelques coussins, trois chaises de jardin.

    Son âme raconte des histoires, son corps lui offre le mouvement... Dolce.

    Il déborde. Les marées de l'océan l'inspirent... Il rit.

    Bise baltique, soleil italien.

    De ses humeurs quelquefois maussades naissent des fils barbelés.

    Amour d'une femme, courbes de son coeur.

    Il court, saute, danse.


    Rencontres intenses ou inopinées, charnelles ou d'amitiés.


    Colère, émotivité. A fleur de peau, un quotidien qui parfois file entre les mains.

    Il se réchauffe autour d'une tasse de thé, efface les manques et les échecs.

    Dans la forêt, un homme danse. Il avancera désormais poussé par le vent, se posera sur une feuille tendre.

    Coccinelle ou puceron... qu'importe ! Il découvre le chemin du talent qui est le sien.

    Pommes de pin.

  • Bernard Hananel

    Le 11/02/2010 à 10:43Coups de coeurCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Une rencontre littéraire sur http://www.inlibroveritas.net/. Un écrivain qui m'émeut, me vrille de part en part. Bernard Hananel possède ce petit quelque chose qui fait de lui un auteur merveilleux. Je vous livre avec son autorisation "Savin me". J'ose espérer que vous vivrez un moment aussi fort que moi et si tel est le cas... Il suffit de quelques clics pour le lire encore et plus !

     « Prison gates won't open up for me - On these hands and knees I'm crawlin' - Oh, I reach for you... »
     
    Le titre est en boucle dans le lecteur... et c'est censé me calmer.
    Je suis en colère.
    Une de ces colères qui vous rend plus triste qu'enragé, plus misérable que fou furieux. Et quand je suis en colère, je roule vite. C'est très con. Mais, de toute façon, pas besoin d'aller chercher loin, je suis très con, et très en colère... donc, je roule très vite.
    Cela dit, je suis seul sur la route, vraiment seul tout court pour le coup. Clara vient de me larguer. Alors merde ! Je ne dois pas avoir assez de recul ou pas assez de kilomètres entre elle et moi pour analyser intelligemment ce vieux cliché du gros blaireau désespéré qui se prend pour James Dean.
     
    « All I need is you - Come please I'm callin'... »

     " Allo,  Simon ! C'est moi... il faut qu'on parle." Et bien sûr, ça ne voulait pas dire : Simon, nous devons avoir une discussion tous les deux. Ça voulait dire : Tu dois m'écouter et tu fermes ta gueule ! Sauf que j'en avais ma claque d'encaisser ses conneries sans rien dire, ses théories sur le couple idéal, sur l'égalité des sexes... pff ! les sexes n'étaient certainement pas égaux, fallait être une vraie conne pour croire un truc pareil, parce que déjà, rien qu'au niveau de la taille... ouais, bon.
     Bref, j'avais gueulé un peu, beaucoup... à la folie. Il faut se méfier de l'eau qui dort, toujours ! Un jour, ça pète ! Ça tsunamise violent ! Et là, je dois bien l'avouer, elle en avait pris plein sa face, la mère Clara. Du coup, à bout d'arguments et devant mon évidente supériorité, elle m'avait dit :
    « Tu te casses, Simon ! Tu disparais de ma vue, de ma vie. Des mecs comme toi, je soulève mon paillasson, il en sort une douzaine ! ». Elle avait même rajouté : « Pauvre merde ! ».
    Ça alors, je n'aurais peut-être pas dû m'essuyer les pompes avant d'entrer. Et puis, c'était quoi ce délire ? J'avais vérifié en partant et, sous le paillasson, il n'y avait rien... juste un peu de poussière. Qu'est-ce qu'elle croyait ? Que j'allais passer l'aspirateur en courbant l'échine, ou quoi ?... égalité des sexes... mon cul ! La maintenance régulière des surfaces c'était une chose exclusivement féminine et puis c'est tout. On disait UNE femme de ménage, UNE fée du logis, UNE paire de gants Mappa, UNE bonne à tout faire. On ne disait pas un bon à tout faire...  tout juste un bon à tirer... hé hé ! de toute façon, je suis hétéro et « Monsieur Propre », vous savez, le mec avec une pure peau de bidet sur le crâne ? C'est l'exception un peu gay qui confirme la règle. Je vais même vous faire une confidence, l'homosexualité masculine, cela tient à peu de choses en vérité. Je m'explique. Vous prenez le nom de n'importe quelle fiotte connue... par exemple, Bertrand Delanoë... Eh oui, vous avez bien lu, c'est de LA noë, ce qui veut bien dire, qu'à la base, c'est déjà écrit noir sur blanc, on peut difficilement être plus clair. Et j'en ai plein d'autres comme ça : Freddy Mer cul rit, Jack Langue, Frédéri queue Mitterrand, je vous assure la liste est longue et certains cachent bien leur jeu.
     C'est l'invasion, je suis d'accord... une putain d'invasion. Ils sont là, parmi nous... David Vincent le sait... Tataa !
    C'était d'ailleurs un de nos multiples sujets de discorde entre Clara et moi. Elle me reprochait de faire une sorte de racisme primaire contre les adeptes de ces mœurs particulières... alors que non, je m'en tape comme de mon premier slip kangourou, après tout chacun fait ce qu'il veut avec son cul. Qu'un couple hétérosexuel en arrive à se déchirer pour des questions homosexuelles, c'est profondément ridicule et...
    Putain, mais qu'est-ce qu'il branle ce connard ? Dans sa caisse de merde ! Sur la file de gauche... allez, casse-toi ! Casse-toi... ! 
    Oh ! la tronche... on dirait mon...  après quinze jours de chiasse. 
    Bonjour chez vous !
    Hé oui, c'est une autoroute, pauvre con !
    Non mais, j'vous jure...
     
    « Tu te casses, Simon ! Tu disparais de ma vue. »
    Elle n'a pas eu besoin de me le répéter. Je me suis retrouvé sur le palier, la porte a claqué dans mon dos et après une dernière vérification sous le tapis-brosse, je suis parti sans me retourner.
    Je suis sûr qu'elle ne croyait pas que j'allais le faire... j'ai été grandiose sur ce coup-là. Direct l'autoroute... de l'air, de l'air ! De la distance, cosmique si possible... Au fait, elle va où cette autoroute ?
    Toulouse.
    Pourquoi pas ? Les saucisses, Nougaro... Oh mon TouloOuuuseu... ! Dès l'aérogare j'ai senti le choc... Ah ha ! Toulouse... c'est craignos ça, Toulouse, non ?
    ... 

    Qu'est-ce que je vais foutre à Toulouse, franchement ?
    Tu fais chier, Clara.
    Je t'aime.
    Oui, oui, j'aime aussi Laurent Ruquier, Dave, Patrick Juvet, Federico Garcia Lorca... tout ce que tu veux, j'te jure.
     
    " Come please I'm callin'..."
     
     
    http://www.youtube.com/watch?v=DcLNkH7csgM

  • Coeur de Marie

    Le 21/01/2010 à 19:03Coups de coeurCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Allez zou en avant ! Ouvrez votre coeur, rassemblons-nous face à ce séisme... Oublions notre égoïsme et surtout gardons longtemps notre compassion. Les conséquences sont lourdes... Demain, dans six mois, un an, dix ans ces enfants porteront encore les cicatrices de cette catastrophe naturelle. Alors pourquoi ne pas envisager de les gommer ne fut-ce qu'un peu ? J'en profite pour vous offrir ce sens des mots...

    Enfant : être humain à l'âge de enfance.

    Synonymes : bambin, chérubin, citoyen, descendant,, gamin, garçonnet, gosse, lardon, mioche, môme, natif, nourrisson, petit, poupon, rejeton... Et bien d'autres, peu importe les mots, ils sont la prunelle de nos yeux et nous nous devons de les aider à grandir !

    Enfance : période de la vie humaine allant de la naissance à la puberté et au-delà très certainement !

    Orphelin : enfant qui a perdu l'un de ses parents ou les deux... Est-ce la seule définition pour ceux qui le sont ?

    Message d'Anaïs Valente auquel La plume de Lune et moi-même adhérons à 100% !!!

    Suite au drame touchant Haïti, j’ai décidé d’agir un peu plus concrètement, avec l’aide de ma sœur et de sa famille.

    Je me sens personnellement concernée par ce drame, en tant que « tata » de plusieurs enfants adoptés dans ce pays. Nous avons donc décidé d’agir, vraiment agir, en aidant directement la crèche Cœur de Marie, située Route de Delmas à Port-au-Prince, laquelle a été malheureusement complètement détruite par le tremblement de terre.  Cette crèche est agréée par L'IBESR (institut du bien être social et des recherches) qui dépend du ministère des affaires sociales.

     

    Il y a pour l'instant une petite trentaine d'enfants en attente d'adoption.  La plupart des enfants qui transitent par là seront adoptés.  Arianne Rubino, la responsable de la crèche, accueille parfois des enfants plus grands pour les sortir de la misère, même si elle sait que leurs chances d'adoption sont très minces. La crèche ayant été détruite, les enfants dorment actuellement dehors, dans des conditions épouvantables. Ils ont très peu à manger et à boire, et l’avenir ne s’annonce pas rose pour eux...

     

    Nous avons donc décidé d’ouvrir un compte en banque, afin de recueillir un maximum de dons, lesquels seront ensuite ENTIEREMENT reversés à « Cœur de Marie ». Et quand je vous dis ENTIEREMENT, ce sera ENTIEREMENT, preuves à l’appui, en toute clarté et honnêteté. L’argent servira à diverses choses, dont notamment et selon le degré d’urgence : l’achat de vivres, l’aide pour reloger les enfants, l’achat de jouets, mobilier, couvertures, vêtements, matériel de puériculture

     

    Des nouvelles seront données via mon blog http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/, une fois les communications rétablies. Je tâcherai d’insérer des photos lorsque j’en recevrai de « Cœur de Marie ».

     

    Bref, voilà l’occasion de donner et de savoir ensuite à quoi servira votre argent. Sachez que, comme je le dis toujours au Télévie, où je suis bénévole au téléphone chaque année, il n’y a pas de petit don, et que même un euro compte. Et moi, je compte sur vous !

     

    Le compte est ouvert à la DEXIA (Belgique) au nom de "Cœur de Marie - Haïti (Legrand)" sous le numéro 083-5131909-30 (IBAN BE15 0835 1319 0930 / BIC GKCCBEBB). Etant donné qu’il s’agit d’une initiative personnelle, nous ne pouvons délivrer d’attestation fiscale. Mais tout sera transparent et je pourrai délivrer à qui le souhaite une situation précise des dons envoyés à la crèche afin de l’aider. Merci déjà pour votre soutien.

     

    Anaïs Valente - Pour toute info : anaisnamur@yahoo.fr

    http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/

  • Jeanne

    Le 07/01/2010 à 14:55Coups de coeurCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     J'ai envie de partager le texte que je lirai ce samedi matin à l'Hôtel de ville de Bruxelles à l'occasion du baptème laïque de Jeanne ma filleule... Une émotion si forte que les larmes perlent à chacune de mes répétitions-lecture !   

    Quel vacarme ! Les nouveaux voisins emménagent ! Zut ! Les autres sont donc définitivement partis ! Une famille qui éclate sans crier gare du jour au lendemain ! Les amours se font et se défont... Victimes ou coupables, nous ne contrôlons rien !

    Mais revenons aux bruits sourds et vigoureux de cet emménagement, je m'en souviens et pourtant dix ans ont défilés depuis ! Ma curiosité légendaire féminine me fait tordre le cou derrière les rideaux. Tiens, un couffin, un couple... Oh, la maman est toute petite et toute ronde... La maisonnée va s'agrandir, dirait-on !

    Les semaines passent lorsqu'un après-midi, on frappe à la porte.

    - Bonjour, je m'appelle Sylvie, je suis la voisine. Nous nous sommes déjà croisées sur le trottoir mais ce serait sympa que l'on fasse plus ample connaissance. Viendrais-tu partager notre repas un soir ? Tes enfants seront les bienvenus. Ils rencontreront mes fils Julien et Aurélien.

    Surprise par sa sincérité, j'accepte avec empressement. Sylvie ne se doute pas que sa proposition me ravit. Ma vie bat de l'aile et cette invitation tombe à point nommé ! Je souris. Ma curiosité ne m'avait pas dupée, ma jeune voisine est vraiment petite. Je remarque également sa voix cristalline qui hérisse mes sens et cerise sur le gâteau elle est rousse... Un voisinage hors du commun ! Quel divin régal !

    C'est ainsi que notre amitié a vu le jour. Nous avons traversé chacune à notre manière les saisons... Les canicules comme les tempêtes ! A l'écoute l'une de l'autre, sans jugements quels qu'ils soient. Très proches de part nos enrichissantes exigences mais sans accaparements aucun.

    Sans oublier, l'excentricité de ses étoiles musiciennes et de mes plumes conteuses qui ont jalonné nos existences comme un clin d'oeil essentiel à nos points communs.

    Des fous-rires aux larmes, je pourrais noircir des pages de souvenirs...

    2009 pointe le bout du nez et Jeanne le sien, le six février... Un chamboulement infini... Je ne reviendrai pas sur les circonstances douloureuses qui ont précédées et suivies les premiers cris de cette fillette que nous fêtons ensemble aujourd'hui. Hélas je porte la même initiale qui me rappelle ce Monstre à l'origine des déboires de mon amie et voisine. Bien heureusement le M est également cette consonne qui m'a bouleversée et fait pleurer de joie lorsque Sylvie m'a proposé d'être au même titre que Linda la MARRAINE de Jeanne.

    Un merveilleuse seconde cerise s'ajoute à mon gâteau. Ma filleule est certes aujourd'hui toute petite comme l'est sa maman mais elle est encore plus rousse qu'elle. Je suis aux anges ! Jeanne est ma reine... Ma grenouille ! Un clin d'œil aux petits batraciens dont j'adore le coassement...

    Connaissez-vous les reinettes rousses ? La plus jolie d'entre elles est parmi nous. Elle ne coasse pas bien entendu mais lorsqu'elle gazouille et qu'elle bondit dans mes bras, je ne peux que revenir sur mes paroles.

    Les amours se font et se défont... Victimes ou coupables, nous ne contrôlons rien ! Mais je m'aperçois depuis le six février dernier que c'est faux, archi-faux !

    L'amour intense que nous partageons Jeanne et moi est indéfinissable et impossible à défaire quoiqu'il se passe. M ou pas... Je t'aime ma reinette et je remercie du fond du cœur ma petite Sylvie !

  • "MON" Grand corps malade

    Le 01/11/2009 à 10:17Confidences et balbutiementsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Ce billet ne vous relatera pas les longues heures douloureuses que m'inflige, par cycles vicieux, mon malheureux dos mais la passion pour cet artiste slam dont le timbre de voix déclenche en moi une nuée de sentiments orgasmiques et indéterminables.

    Entourée par maman et par Jean, j'ai passé, à quelques mètres de lui, ce vingt-quatre octobre dernier, deux heures délicieuses au Théâtre National de Bruxelles. Je vibre, je souris, je m'émeus, je plonge au plus profond de mon être et me retrouve d'un coup de baguette écrite dans ces vers et ses travers... Voilà pourquoi j'ai envie de partager au bas de cette page le lien qui vous ouvrira la porte de sa poésie et des "Quatre saisons"... Voyage incontournable de la vie. 

    Grand corps malade, Fabien Marsaud, m'apporte des besoins insoupçonnés de réveiller ma plume à d'autres facéties. Impatiente de faire voyager telle une histoire l'imagination des enfants par le biais de sa prose, je m'y suis risquée !

    J'ai d'abord écouté ses conseils par le biais de reportages qui lui étaient consacrés... Dix minutes ont suffit à ceci :

    Je m'appelle Lune

    enfin c'est le pseudonyme que je me suis confié.

    J'ai le coeur dans la brume

    et la tête pleine de papiers.

    Âme rêveuse quelquefois en contradiction,

    Armée d'un caractère passionné,

    Je gomme rapidement mes déceptions.

    Ma bulle d'encre est mon plus bel oratoire

    J'y déverse sans peine mes beaux jours et mes déboires.

    Je m'avoue anxieuse mais jamais perdue.

    Sanguine, je relève mon col alors que les larmes affluent.

    Ce n'est qu'un premier jet mais il me ressemble, me trouble et me soulage... Essayez vous aussi, il n'y a pas de règles bien définies. Si ce n'est de jouer avec les mots en cadence et en rimes. A capela, lisez vos poésies, vous verrez c'est indéfinissable de plaisir !  

    Lire la suite ...

  • Ma rentrée

    Le 23/09/2009 à 21:35Coups de coeurCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Pas un moment à moi pour vous offrir des billets... Une rentrée sur les chapeaux de roue, préparatifs, calendriers, etc...

    Bref je suis sur des charbons ardents partagée entre euphorie et panique le tout parsemé de bouffées d'angoisse... J'en profite pour vous offrir ce superbe texte de Philippe, un homme extraordinaire, un artiste modeste qui fait gambader les mots comme des bulles de bonheur sur mon coeur...

    A fleur d’estime

    Les yeux en croisement découvert

    se posent en confiance.

     

    Le numériseur sonore,

    mémoire du chant des paroles justes,

    sait le plaisir de l’échange compris.

     

    Ce parfum d’utopie laissera

    le désir à fleur d’estime.

     

    Transit des confidences

    offertes en pâture

    aux Lutins cueilleurs d’espoir.

     

    La Lilith en accueil subtil

    pose au centre du jeu

    le grimoire enchanteur,

    celui qui rends les amours verts.

     

    Les parfums promit aux vertus nourrissantes

    s'inhaleront en fleurs intimes.

     

  • Le glossaire du "Sens des mots"

    Le 06/09/2009 à 22:05Le sens des motsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Voici la seconde rubrique du "Sens des mots" tel un lexique personnel, je vous livrerai quotidiennement mes coups de coeur alphabétiques.

    La logique voudrait donc qu'aujourd'hui je vous parle de cette douce voyelle qu'est le "a" mais les rondeurs de cette demoiselle n'ont pas suffit à mettre au placard les courbes potelées du "b" encore plus grassouillet lorsqu'il s'écrit en majuscule "B".

    B comme bougonner : exprimer son mécontentement ou sa mauvaise humeur entre ses dents, pour soi.

    Oh oui !  Comme c'est bon de marmonner ! Comme cela sans crier gare devant tout le monde sans devoir répéter ce que j'ai grommelé à la caissière du supermarché ou à mon voisin inquisiteur ! Un défouloir de l'esprit incontournable ! Qui d'entre vous oserait me contredire ? Montrez-vous que je bougonne un bon coup !

    B comme boucharder : travailler avec une boucharde, le marteau des tailleurs de pierre.

    Oh oui ! Revenons à ces temps médiévaux au cours desquels ces valeureux hommes taillaient le caillou pour défendre le château de la belle princesse... Quoi  ? N'ai-je pas le droit de rêver ? Vêtue telle la Belle au bois dormant j'attends mon prince charmant ! Pourquoi ne tomber amoureuse que des chevaliers après tout ?

    B comme bernique : mollusque à coquille conique, patelle. Expression de la déception, d'une contradiction.

    Oh oui ! Bernique ce fichu lacet est cassé ! crie notre bien aimé... Chérie !  A l'aide ma réunion n'attendra pas, tempête l'homme désarçonné !

    Nous savons que la gente féminine est prévoyante ! Nos tiroirs regorgent de lacets  et de cordons de couleurs et de toutes les longueurs. C'est donc tout sourire, chaussée d'escarpins résonnants que nous tendons au sexe fort l'accessoire remplaçant inespéré.

    B comme bâillonner : mettre un bâillon à quelqu'un, réduire au silence, étouffer.

    Oh oui ! Souvenir douloureux d'une amie en pleine rupture qui, par le biais d'un message sur mon répondeur, évoquait sa peine :  il me bâillonne, pourquoi ne veut-il pas m'écouter ? Peut-être comprendrait-il nos erreurs. Il n'a hélas jamais ôté ce bâillon orgueilleux. Ce bougre est encore célibataire aujourd'hui et elle aussi !

    B comme badine : baguette mince flexible.

    Oh oui ! Une amusante pièce de théâtre d'Alfred  de Musset : "On ne badine pas avec l'amour" ... Autour d'un château, Camille et son cousin Perdican, éperdument épris de la jeune fille. Une histoire d'amour, de fierté, de non-dits et de couvent. Bienheureuse expression que de comparer une canne légère aux sentiments !

    La liste est longue, les B bouillonnent d'impatience d'arrondir vos angles lorsque vous commettrez des balourdises !

    Mais que signifie donc ce mot ?

    Je vous laisse le soin de rire de vos "sottises" et de lire mes mots :

    biaiser, bidouiller, bougnat, boulevardier, boulingrin, brumeux, bringueballant, broutille, bruire, boudiner, bougre, blettir, bonasse, bémol, bikini, binôme, ballottine, babiole, bâbord, balsamine, badiane, badigeonner, bandoulière, banjo, bagatelle et mon préféré  : bredouillis !

     J'ose espérer que vous êtes maintenant inspirés...

  • Le Sens des mots du corps 1

    Le 31/08/2009 à 14:21Le sens des motsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Le sens des mots possédera dorénavant plusieurs rubriques dont celle du corps...

    Je me suis toujours dit qu'être "nez" pour un créateur doit être enivrant... Croiser dans la rue une femme qui porte ce que mon odorat a subtilement obtenu en mêlant ces flagrances qui ravissaient mes narines dans le laboratoire de mon employeur-parfumeur, quel ivresse ! Bon, voilà que je m'emballe ! Il est de toute évidence trop tard pour que Lolita Lempickota m'engage et que je devienne sa première truffe !

    Depuis ma plus tendre enfance les odeurs envahissent constamment mon existence. Mon système olfactif ne cesse de flairer... Maudit soit la sensiblerie exaltée de ce tarin coquin !

    Les biscottes de ma grand-mère saupoudrées de sucre roux, sa crème de jour à la rose, le lait chaud journalier obligatoire lors des séjours chez mon parrain, le blush protégé dans le boîtier argenté qui rosissait les joues de Tante Jenny, les comprimés fluorés posés devant mon bol au petit déjeuner...

    Rien d'extraordinaire je sais  ! Mais il me reste dans les naseaux les traces indélébiles de la corde à sauter mouillée de Corinne dans la cours de récréation, le petit pot de colle utilisé au cours de madame Delhaye qui peaufinait mon cahier à spirales, les effluves buccales mentholées de mon professeur déjanté collées sur le feutre du micro lorsque je chantais à la chorale, le feuillage sec et citronné qui abritait  mon refuge savamment érigé dans un terrain vague du quartier, le parfum nauséabond de ce voisin hirsute lorsque je passais à vélo devant sa maison... Sacré monsieur Rose !

    Et puis les essences des dalles de granit et des murs rouges de ce petit coin au pied de l'immeuble logeur qui réunissaient la bande de copains et mon premier amour...

    Bref ce nez est à mon sens tout un roman de stimuli personnels, orgasmes vivants des volets de ma vie... Cannelle charnelle, vanille bourbon en flacon, concombres dévorés le ventre rond, jasmin entortillé aux lattes d'un volet bleu après l'orage d'un étranger, lavande sur le linge en dentelle des aïeules italiennes d'un mariage immature, tomates mijotées et pâtes al dente un soir de Noël, chocolat fondu sur l'assiette de porcelaine blanche qui tartine sans retenue les tranches d'un pain de mie provençal, champs d'abricotiers complices de courtes fugues adolescentes en quête de silence, chemin unique de mes mains sur le torse parfumé de Jean...

    Soudain hier soir ce nez m'échappe, un reportage parle de nez creux ? Je me sens bête de ne pas comprendre. Jean m'éclaire et le clavier du petit écran repère des tas d'expressions et la réponse  confirmée à la question :

    - Avoir le nez creux : expression du XVIIe siècle qui signifiait avoir le nez bien dégagé, puisque creux et pouvoir ainsi avoir le flair bien développé. Synonymes : avoir du flair, le nez fin.

     Il est certainement plus agréable de s'entendre dire l'un de ces synonymes mais le dix-septième siècle garde néanmoins tout son charme, n'est-il pas ?

    Je ne résiste pas au plaisir de vous citer celles-ci. Les connaissez-vous ? Si après tout cela je ne me sens pas bien... Que vais-je donc respirer ?

    Amusez-vous.... Sources Mediadico.com 

  • La rentrée du "Sens des mots" !

    Le 24/08/2009 à 18:49Le sens des motsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Midi, les invités arrivent... D et S semblent accompagnés d'un Cupidon rayonnant ! Il est évident que ces deux-là ont été touchés corps et âme par l'entièreté du carquois de ce petit bonhomme ailé !

    F. fait son entrée ; seul. Les chapitres de la vie ne sont pas toujours roses, hélas ! Mais ne dit-on pas " Après la pluie le beau temps " ? Et ce dimanche n'est-il pas ensoleillé à souhait ?

    A. débarque comme Ma Dalton et sa tribu. Les trois têtes blondes ne feront qu'une bouchée goulue des amuse-gueule placés à hauteur adéquate, je l'avoue.

    P et M sourient, heureux de partager ce barbecue en compagnie des enfants et petits-enfants. D'ailleurs M. pour l'occasion estivale est coiffée d'une casquette branchée couleur ciel aoûtien. Ce qui offre à P. un tonus du mollet à faire pâlir la carrière vedette de monsieur Van Himst  !

    Mais revenons à Ma Dalton et surtout à G. son mari.

    Homme tranquille et taciturne, fervent admirateur des Citroëns, G ne parle que très peu sauf lorsque la conversation s'oriente du côté de sa passion ou de ses marmots dynamiques.

    Je pense néanmoins qu'il cache bien son jeu : il n'a rien en commun avec Jolly jumper, croyez-moi ! Il est sans conteste un descendant anonyme de Fantomas. Et pourtant G m'a subjuguée !

    Nous avons joué au clou.  Ne riez pas, ce qui compte c'est le jeu ! Peu importe s'il s'agît d'une belote, d'un concours de blagues salaces ou niaises, d'un tournoi de bras de fer sur la toile cirée.  Nous c'est le clou et son assassin, le marteau de Jean.

    G a participé et il a gagné pour ensuite profiter d'une sieste bien méritée. Un café dès son réveil nous permet de le retrouver encore tout guilleret de sa victoire et c'est là que mes oreilles se trémoussent de plaisir :

    -Savez-vous d'où provient cette expression Travailler pour des clous ? interroge G. 

    Les regards marquent le désarroi de notre ignorance familiale... G s'empresse de nous cultiver.

    - A l'époque les maréchal-ferrant, lorsqu'il n'avaient pas de pain sur la planche... ( Oh pardon de sabots sur le feu ), fabriquaient des clous. Ce qui ne leur rapportait bien entendu que quelques malheureux sous... explique G.

    Je suis sous le charme de cette trace du passé. Assise devant l'âtre du ferronnier, je respire la chaleur de ses flammes et je vibre des coups réguliers de son marteau d'artiste.

    Merci G, je suis comblée ! J'ai maintenant la certitude que Fantomas est ton ancêtre et que tu es également le cousin secret de Lucky Luke !

     

     

  • Evelyne Wilwerth et Rhubarbe.

    Le 13/07/2009 à 16:46Coups de coeurCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Jeudi  04 mars fin d'après-midi, je déambule entre les stands de la Foire du livre de Bruxelles, les bras alourdis par mes nombreux achats.  Je la vois tout de violet vêtue. Evelyne ? Elle sourit, je l'embrasse. Mais l'écrivaine, celle avec qui j'ai vécu un troublant atelier d'écriture, semble fort occupée. Je parcours la table où sont posés ses ouvrages... Mon regard se pose sur " Je m'appelle Rhubarbe ". Mon coeur s'emballe, une bouffée de chaleur bondissante m'envahit . Evelyne a compris, elle ne semble pas étonnée. L'auteur comprend, elle sait : " C'est un appel, Magali, ce livre te plaira, tu y trouveras certainement la réponse, le chat porte le surnom de Nicotine. "

    Oh, moi qui ne fume plus ! Je l'achète rapidement, Evelyne me propose une dédicace : " Pour Magali, tout en émotion, tout en connivence...".   Troublée aujourd'hui encore, je caresse sans cesse sa couverture... Que vais-je y découvrir ? (Je m'appelle Rhubarbe, Evelyne Wilwerth aux éditions Mémor)

    Je l'ai feuilleté des dizaines de fois ce livre blanc. J'ai pris connaissance du résumé. J'ai été surprise au détour d'une page parce qu'il me parlait d'une île grecque qui m'a chavirée en mai dernier...  Je vous raconterai lorsque je l'aurai dévoré... L'avez-vous lu ?

    Lire la suite ...

  • Le Sens des mots 4.

    Le 17/06/2009 à 06:17Le sens des motsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Alignés comme les perles précieuses d'un sautoir sur les branches du chêne, des boules de plumes piaillent à tue-tête tandis que Dame soleil s'étire lascivement pour égayer la journée. 

    Soupir... Cinq heures à peine, Morphée m'abandonne. 

    Soupir : expiration forte et prolongée exprimant la fatigue ou l'émotion.

    Soulager mon esprit d'un trop plein, d'une tension et vider mes poumons de cet air nauséabond qui me dérange ! Il paraît que je soupire régulièrement... Constatation récurrente de mes proches mais cela me fait un bien fou ! Par contre ce matin, mes expirations ressemblent à des nuages noirs qui envahissent le salon. Je dévorerais chaque feuillet du dictionnaire pour trouver les mots qui définiraient ces souffles matinaux. Le premier qui me vient à l'esprit est colère !

    Colère : grande irritation, violent emportement qui se traduit par de l'agressivité.

    Une définition qui ne me satisfait qu'à moitié, irritée oui certainement mais agressive... envers qui ? A part mon oreiller, je ne vois pas qui j'agresserais et pourtant un savant mélange de sentiments m'envahissent subrepticement !

    Voilà un mot qui expliquerait la désertion cruelle de la traîtresse fille d'Hypnos pour laisser place à ce douloureux méli-mélo émotionnel !

    Subrepticement : en cachette, à la dérobée, furtivement.

    Donc je suis fâchée... Certains hommes sont vraiment des monstres : sans coeur, rusés comme des renards, calculateurs, mielleux.

    Mielleux : d'une douceur exagérée et hypocrite.

    Un mot qui ressemble à ce personnage qui m'a totalement désappointée, envers qui je n'ai su me défendre parce qu'il est parvenu à retourner chacune de mes paroles pour qu'elles me soient désavantageuses. On dit retourner le bac sur le cochon !  Comprenez-vous cette expression ? Je la tiens de mon amie Jacqueline, elle pourrait vous citer des dizaines de situations qui seraient conformes à ce satané cochon démuni !

    Retourner le bac sur le cochon : vieille expression ardennaise qui met en exergue un personnage discret qui soudain sort ses griffes et triomphe d'un mot, d'un geste sans que vous ne puissiez réagir tellement vous êtes désarçonné !

    Cette impression d'avoir été bâillonnée, lésée, agressée... J'ai justifié des faits, expliqué des situations c'est alors que ce personnage affirme qu'il ne prendra pas le temps de décortiquer les différents points de mon écrit et que mon malaise démontre ma culpabilité ! Je suis dépitée. Pour me débarrasser l'esprit de cette situation, mon corps me fait mal, il se brise comme une feuille de verre. La gorge nouée, je garderai la tête haute, qu'il aille au diable !

    Je terminerai par cette dernière expression que j'ai entendue hier pour la première fois. Ce bougre sans respect a tout simplement glavioter dans MON consommé !!

    Glavioter dans le consommé : cracher dans la soupe.

    [ EXPRESSION ]
     Cracher dans la soupe

     
    [ SIGNIFICATION ]
    Afficher du mépris pour ce dont on tire avantage, critiquer ce qui permet d'assurer sa subsistance.

    [ ORIGINE ]
    Beurk ! Chacun est libre de cracher dans sa propre assiette de soupe s'il tient vraiment à en rehausser un peu le goût, mais il n'est pas vraiment bienséant de le faire dans celle du voisin. Oui, même s'il a la tête tournée !

    La soupe, c'est ce qui nourrit donc, plus largement, ce qui permet de vivre. Elle symbolise aussi le profit (notion qu'on retrouve dans "par ici la bonne soupe !" qui veut dire quelque chose comme "à moi les bénéfices / les avantages !").
    Alors cracher dessus ou dedans, avec toute la connotation de mépris que cette action peut avoir, c'est montrer vraiment peu de considération pour cette nourriture pourtant indispensable ou pour les avantages ou bénéfices qu'on peut en tirer
    .
    Sources Expressions .fr

    Je ne m'étendrai pas plus loin. Je vide ma marmite et je concocterai un nouveau Sens des mots bien plus drôle !

  • Le Sens des mots 3.

    Le 08/06/2009 à 21:18Le sens des motsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    Portes ouvertes à l'école de la Sitrée à Vedrin en région namuroise.

    J'accompagne Jean pour faire connaissance avec l'enseignement spécialisé et professionnel. Un concept intéressant pour « apprendre » un métier aux adolescents qui possèdent des troubles divers du comportement. Différentes sections sont proposées dont l'hôtellerie cuisine et salle, le service aux personnes, le travail de bureau, l'entretien du bâtiment et son environnement. Du choix pour les garçons puisqu'ils prennent part aux cours de menuiserie, de peinture, de maçonnerie, d'horticulture, participent à des chantiers extérieurs tout en gardant une base de cours généraux simplifiés sans omettre les activités sportives. En ce qui concerne les filles, je reste plus sceptique... Repasser, nettoyer, servir, cuisiner, ranger, classer en dehors de leur propre quotidien doit rester naturel et non devenir une obligation parce qu'on leur a insufflé qu'elles n'étaient capables de rien d'autre ! Même si, bien entendu, exercer une profession, gagner sa vie fait partie de notre société pour s'assumer. J'imagine néanmoins mal une jeune fille travailler dans la salle d'une auberge à prendre des commandes et faire la plonge derrière le bar alors qu'elle préférerait exercer sa passion auprès d'enfants comme puéricultrice... Ce qui est, paraît-il, inexistant pour ce type d'enfants !

    Au détour d'un atelier menuiserie, Jean et moi reprenons notre souffle sous les rayons du soleil wallon. A quelques pas, un éducateur s'adresse à trois gamins chahuteurs. Il adopte une méthode qui m'interpelle, un sens des mots auquel je ne m'étais pas préparée.

    Je le questionne pour comprendre les méthodes éducatives qu'il utilise auprès des élèves de l'école.

    Cet homme, encore jeune, possède une certaine expérience du milieu. Il a travaillé auprès des services d'aide à la jeunesse et a donc fréquenté les enfants en difficulté familiale ainsi que ceux du juge, les délinquants mineurs...

    J'apprécie avec étonnement lorsqu'il explique qu'il ne fait aucune différence entre les adolescents. Il agît de même avec chacun d'entre eux sans discrimination ni jugement quant à leur histoire. Au fil de la conversation, je remarque que l'éducateur offre une grande écoute lors des conflits entre enfants. Ce qui lui permet d'évaluer l'intensité du souci rencontré et son évolution positive ou négative. Il formule également une forme de suivi sans limites dans le temps. Il sanctionne mais ne punit pas sauf en cas extrême.

    Ah ! Voilà qui m'intéresse grandement !

    SANCTION : PUNITION, mesure répressive prise selon la loi dont les synonymes sont amende, blâme, répression, suspension, châtiment, etc...

    PUNITION : fait de SANCTIONNER dont les synonymes sont blâme, châtiment, répression, correction, pénalisation, etc...

    La différence se situe donc dans l'interprétation. J'avoue que celle de cet éducateur spécialisé m'a réellement époustouflée !

    Monsieur Philippe raconte :

    - Je punis rarement ! Si j'en arrive là,  c'est après avoir prévenu l'enfant à plusieurs reprises. La punition primaire me semble d'emblée inutile. Elle ne permet pas au fautif de réaliser l'erreur commise. La dernière punition que j'ai malheureusement infligée me soulève encore le coeur mais je n'avais plus grand choix vu la mauvaise volonté et le débordement récurant de l'élève. J'ai donc confisqué son téléphone portable pendant trois semaines. J'ai d'abord supprimé l'objet une semaine puis deux et ainsi de suite. Au final, l'étudiant a réalisé que l'urgence d'une réponse à un message écrit devient rapidement superficielle surtout pendant un atelier ou un cours qui fera partie de sa vie future et qui, somme toute, dérange tout le monde ... Nous vivions « avant » sans gsm, n'est-il pas ? Mais bon, c'est dommage d'en arriver là  pour avoir été désobéissant et jouer de son insolence.

    J'acquièsce sans commentaires et j'attends impatiemment la suite !

    - La sanction est pour moi évidente. L'adolescent parvient par des moyens simples à comprendre sa faute.

    Permettez-moi de vous donner un exemple : une jeune fille fume dans l'enceinte de l'école. Ce qui est interdit par le règlement dont elle connaît chaque paragraphe. Elle est autorisée à sortir pour griller sa cigarette à la pause midi ceci dès l'âge de seize ans avec autorisation parentale . Et pourtant, la demoiselle récidive, elle fume dans la cours de récréation malgré ma réprimande.

    Je sanctionne : elle doit pour le lendemain créer un court dossier qui indique les méfaits de la cigarette. Mon rôle auprès de cette jeune fille est privilégié. Je m'intéresse à sa recherche, au pourquoi de l'article ou du texte choisi. Un échange, un dialogue, des commentaires s'imposent naturellement.

    Merci monsieur Philippe !

    Me voilà convaincue que la sanction ouvre des portes au jeune concerné, une leçon de vie précieuse et unique. Cet éducateur m'a offert un joli sens des mots. Une application multiple au quotidien en tant que parent également pour éviter ces punitions lancées dans la colère et que l'on regrette lorsque la pression redescend ! Revenir sur la punition infligée ôte évidemment toute crédibilité et autorité de l'adulte... Imaginons la scène suivante : 

    - Maman m'a supprimé l'ordi pour la semaine...  se lamente Lydia à Maud. J'en ai marre !

    - Ne t'inquiète pas ! Elle te le rendra demain pour que tu ne monopolises pas la ligne de téléphone toute la soirée !  Crois-en mon expérience ma belle ! rétorque Maud tout sourire.

  • Fatigue et mots doux...

    Le 04/06/2009 à 18:10Surprises d'enfantCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Épuisée, je suis sous le contrôle de Dame mollesse et paupières tombantes ! Que faire si ce n'est de réveiller ce corps qui me trahit ? Les neurones ont déserté mon esprit embrumé, je fouille néanmoins mes notes et mes gribouillis. Chouette, je dégote une liste de mots doux rédigée par les enfants. De l'énergie sur papier quadrillé à lire au moindre symptôme de laisser-aller inopiné et ô combien désagréable. J'ai essayé... C'est extraordinaire ! 

    Merci, maman, bonbon, pouce, soleil, papillon, étoile, arc-en-ciel, lapin, chéri, chat, amoureux, coquillage, offrir, s'il te plaît, herbe, mer, je t'aime.

    Je rattrape les déserteurs, je chasse cette traîtresse de Morphée. Un mot suffit à gambader loin du coup de mou dévastateur.

    Au dos de cette liste, j'ai écrit les mots durs. Je vous en reparlerai. Il aident quelquefois, croyez-moi !

     

  • Le Sens des mots 2.

    Le 03/06/2009 à 13:16Le sens des motsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Dieu qu'il fait bon !

    Allongée comme une princesse sur le transat, je feuillète un hebdo féminin. La rubrique "cuisine" retient rarement mon attention. Recettes alléchantes sur papier glacé qui tournent inévitablement à la catastrophe gustative ! Il paraît que l'exception confirme la règle...

    Un repas-vapeur léger et savoureux, une aventure culinaire dans laquelle je me lancerais bien. La photo de ce panier en bambou tout rond stimule ma gourmandise : utilisez un cuiseur vapeur ou une marguerite...

    Demoiselle blanche, pétales révélateurs des battements de mon coeur. Satané esprit romantique ! Voilà que je m'éloigne des fourneaux. Et pourtant cette fleur aime la brume bouillonnante.

    MARGUERITE : ustensile métallique utilisé pour la cuisson vapeur.

    - Chéri, veux-tu bien prendre la fleur dans l'armoire ? demande madame amoureusement.

    D'un ton guilleret à l'idée de déguster ces rouleaux gourmets mais avant de s'exécuter, monsieur répond :

    - As-tu acheté des nem's chez le traiteur chinois  ?  

     Encore un homme indispensable en cuisine ! Maudit chapeau asiatique !

    CHINOIS : passoire fine généralement conique utilisée pour filtrer les sauces.

    Une petite liste s'offre à moi pour rester à proximité de l'art de la table. Des mots qui n'indiquent pas à la première lecture qu'ils sont les outils du gastronome : salamandre, fusil, corne, douille, servante, russe et le plus exotique :

    GIRAFE : mixeur qui permet de travailler directement dans le récipient pour réduire les légumes en purée, émulsionner, etc..

    J'abandonne mon transat, mon estomac crie famine, je cours vers mon potager ... enfin ma cuisine !

    Bon appétit Maryse !

    Vous écrire chaque définition me donnerait l'apparence d'un dictionnaire... Je vous laisse donc la liberté de découvrir ce qui titille votre palais.

  • Le Sens des mots 1.

    Le 26/05/2009 à 08:18Le sens des motsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Chaque semaine, je vous écrirai les mots qui me parlent...

    Parce que lorsque je les lis à voix haute, j'entends mieux ce qu'ils me disent !

    Un mot m'éveille, un second me mange, un troisième me douche avant d'affronter les centaines qui croiseront ma journée. Aïe, celui-ci me chagrine tandis que celui-là me choque. D'autres me poursuivent sans jamais m'atteindre !

    Parfois, je m'en amourache. Follement éprise, je ne cesse de les utiliser sous toutes leurs formes. Mais jamais ils ne m'endorment sauf pour m'emporter dans le tourbillon de mes rêves.

    Les mots sont homonymes, antonymes, simples, composés. Tantôt outils, valises ou clés, les pantomimes se régalent de leurs expressions !

    De définitions en significations, les voyelles et les consonnes se doublent ou se séparent pour en donner à coeur joie aux espiègles syllabes synonymes.

    Nous les associons souvent à un événement, un lieu ou à un sentiment mais sans le savoir ils se confrontent à un vocabulaire malencontreusement erroné !

    Peu importe ! Faisons des jeux de mes mots...

    Cette envie de sens a turlupiné mon crayon ou devrais-je dire ma souris lors d'un fou-rire en compagnie de Jean. Une balade, la campagne à perte de vue, l'envol d'une perdrix et Jean qui s'écrie :

    - C'est bucolique ici !

    Évidemment nous sommes entourés d'arbres, de fleurs, d'herbes folles. Une nuée de bêtes à plumes et poils nous surveillent pour subitement nous surprendre, on ne peut donc plus bucolique mon amour !

    Et bien non !

    BUCOLIQUE : relatif à la vie de berger ! Quoique les synonymes sont agreste, campagnard, champêtre, idylle, pastoral, paysan, rural, rustique

    Oui mais bon, ne serait-il pas mieux de l'associer uniquement à ces hommes menant leurs troupeaux dans les alpages, aux moutons ou aux chèvres qui "clochettent"et nous offrent chaleur ou fromage ...

    Il me reste à vous confier le mot de la fin.

    Peaufiner un sens bucolique autour de mes promenades en compagnie de Jean. Commencer par les bavardages coassés d'une reinette et du crapaud ou celui de la remontée du chemin de terre par cette horde de limaces silencieuses ? Les eaux du Tarn m'offriront la réponse.. Je partirai vers le sud-ouest pour tarauder le berger et demoiselle Cerisette entre les lignes de ma nouvellle d'été : La Cardabelle.

  • Aïe, mon dos !

    Le 14/05/2009 à 00:46Coups de gueuleCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Je marche comme une canard robotisé ! Fichu lumbago ! Des anti-douleurs et ne pas bouger ! Impossible... J'ai un million de choses à faire, deux millions de choses à écrire ! Comme je suis en colère... Je vous laisse ces quelques lignes à propos de Guignol.

    Une marionnette emblématique du théâtre de rue créée par Laurent Mourguet en 1808 à Lyon. Cet homme exerçait le métier de "canut ". Joli mot pour désigner un ouvrier tisserand de la soie sur les machines à tisser. Suite à la révolution française, il refuse le chômage et se reconverti pour gagner sa croûte ! Mourguet devient arracheur de dents et marionnettiste à la fois.

    Je ris parce que le dictionnaire Wikipédia explique :

    - Pour couvrir les cris de ses patients et attirer sa clientèle, monsieur Mourguet amusait la foule avec ses poupées de chiffon et de bois sculpté.

    J'imagine sans peine la scène :

    - Cette malheureuse molaire est gâtée cher ami ! Je m'empresse donc de l'arracher ! Regardez Guignol embrasser sa tendre Madelon.

    Et le client hilare après une sincère poignée de mains. 

    - Je vous remercie mon bon Mourguet ! Mon épouse me bécotera avec plaisir lorsque je lui présenterai cette belle dentition !

    Avant de devenir un théâtre pour enfants à Paris, Mourguet improvisait ses scènes selon ses caustiques humeurs et celles de l'actualité quotidienne Lyonnaise. A l'abri de son castelet, il défendait avec ferveur les prolétaires. Mourguet s'entourait de pantins pour divulguer ses textes dont Guignol le personnage principal et Gnafron l'ami cordonnier porté sur la bouteille et marié à la fidèle Toinon. Dans chacun des tableaux apparaissaient les pantins Flageolet le gendarme, Canezou un riche propriétaire et le juge surnommé le Bailli.

    Guignol m'a toujours rendue rêveuse, je revois les images de  "La grande vadrouille" lorsque Monsieur Bourvil amoureux de la montreuse Juliette alias Marie Dubois, assiste à une représentation et se trémousse sur son banc comme un gamin.

    C'est art traditionnel est le langage parfait à partager en compagnie des petits comme des grands.

    Selon certaines sources Mourguet était analphabète. Magnifique et honorable défi que sa reconversion !

    Je vous disais donc que ce billet traduirait ma colère. 

    Samedi dernier par un après-midi maussade, Jean m'annonce que Guignol se produit sur la place de Braine le Comte près de la gare.

    Ni une ni deux je m'emballe ! 

    Je vais enfin écouter les histoires classiques du "Pot de confiture" ou peut-être celle des "Couverts volés". Je vibrerai lorsque résonneront les trois coups de bâton adulés ! Mais avant, sur le chemin, je repérerai les colonnes Morris, célèbre imprimeur ayant obtenu en 1868 le droit d'afficher les promotions des spectacles et des films et qui me permettra aujourd'hui d'admirer les multiples affichettes du joli minois de mon mythe articulé ! 

    Me voilà installée par Monsieur Loyal mal rasé et à la veste déchirée sur une vulgaire chaise de jardin en plastique. Où sont les bancs en bois de mon enfance ?

    Bon, j'avoue, le castelet est coloré et et le décor joliment dessiné.

    Romain, un petit bonhomme qui participe à mes ateliers, pointe le bout du nez et m'embrasse affectueusement...

    Chouette, j'observerai ses réactions pendant le spectacle.

    Toc, toc, toc ! Le rideau de velours rouge laisse place à Guignol et Gnafron... Discussion amicale à propos de sa cousine... Beccassine ! Je suis sidérée, les marionnettistes se mélangent les cordes ! Que vient faire la fermière dans cette histoire ? 

    La paysanne entre en scène, Dieu qu'elle est laide ! Effondrée, elle explique à ses comparses que la sorcière Frisaplat veut lui voler son chien. Une peluche abîmée et sale joue le rôle de l'animal !

    Pas de machine à laver dans la roulotte des artistes, voilà l'explication !

    Et pourquoi son chien ? Les fermes regorgent d'animaux intéressants, il me semble !

    Évidemment le bon Guignol promet à sa cousine de la protéger de toute attaque de l'ensorceleuse qui lorsqu'elle se montre, arrache des cris hystériques aux enfants ! La vilaine est toute verte et habillée de noire.

    Je suis amèrement déçue. Bécassine a la même tonalité de voix que Guignol. La pauvresse est constamment harcelée par Frisaplat mais également par la chanson niaise de Chantal Goya ! La sorcière porte un prénom original mais hélas ses cordes vocales sont identiques à celles de Gnafron... J'en déduis qu'aucune femme ne joue derrière le castelet ! Sont-ils misogynes ?

    Le cliché de méchante sorcière me dérange. Suis-je à l'écoute d'un conte de fée Disney ? Pourquoi ne pas abolir cette image négative récurrente de l'imaginaire des jeunes spectateurs ? Les enchanteresses sont-elles inévitablement toutes des monstres ?

    Le petit Romain écoute et répond aux questions de Guignol :

    - " La vilaine est cachée dans le placard ! " 

    Je souris, il parle bien mon petit blond ! Pas comme les marionnettes qui s'agitent devant moi et qui ne cessent de faire des fautes.

    Gnafron ne connaît pas les négations, il utilise des jurons idiots et déplacés et se moque des belges !

    - Je sais pas lire,vous préférez pas, il y a pas, j'ai pas peur, ça marche pas, je vous aime pas, etc...

    - Purée de patates écrabouillées, purée de carottes coupées en rondelles, etc...

    - A tout-à-l'heure... Oh non les amis, vous comprenez pas ! En Belgique, vous dites " à tantôt "!

    Je suis scandalisée !

    En ce qui concerne Guignol, c'est consternant ! Il utilise un vocabulaire adulte. J'ai remarqué le visage interrogatif de Romain à plusieurs reprises. Il est violent lorsqu'il assomme Frisaplat avec ce gourdin... Un vulgaire bâton ramassé au fond du bois de la Houssière à la dernière minute ! Quant à l'utilisation de la langue française, le montreur ferait bien de retourner à l'école :

    - Vous êtes en train de faire...., lui tirez son nez, je l'attrape avec mes mains, où il va , pourquoi tu dors ?

    Et j'en passe tellement c'est effrayant !

    Heureusement, le pantin a corrigé discrètement l'erreur d'un petit garçon qui criait : les chevals !

    La morale de l'histoire tient debout...

    - Ne pas faire de grosses bêtises comme voler, kidnapper, frapper parce que l'on sera enfermé en prison à double tour pour nous éviter de recommencer. 

    Gnafron fait rire les enfants lorsqu'il croise Frisaplat :

    - J'ai les chaussettes qui tremblent ! dit-il guilleret.

    Je dois être vieillotte ou dépassée ! Parce qu'il m'est insupportable d'entendre les refrains Starac et Benny Hill pour rythmer l'un ou l'autre acte tout au long de la représentation. J'aurais préféré les roulements de tambours ou la boîte à musique qui nous enrobe de sa manivelle de notes classiques !

    Je suis en colère.

    Je trouve dommage que les artistes ne perçoivent pas leurs erreurs au contraire de certains parents que j'ai entendu réagir. Et je suis convaincue que les enfants ne se sont aperçus de rien.... Quoique !

    Romain m'a glissé à l'oreille qu'il avait bien aimé mais il a également lancé cette phrase percutante :

    - Guignol ne parle pas bien, madame Magali ! 

    - Hélas, oui bonhomme tu as raison !

    Certains gamins garderont inconsciemment les traces de ce langage maltraité... Demain, dans une semaine, un mois, un an ou plus !  

    Certes, je suis perfectionniste et pointilleuse mais les valeurs du langage sont pour moi des principes de vie qui permettent de communiquer dans le respect de soi-même et des autres.

    Voici donc une petite information sympathique que je n'ai pas décelée  lors de ce samedi maussade.

    La tradition veut que Guignol joue à droite du public et soit tenu par la main gauche du marionnettiste  et l'inverse pour Gnafron.

    Comme dans un théâtre classique, le côté cour est à droite du spectateur lorsqu'il regarde la scène et s'appelle le côté Gui. Le côté jardin est à gauche du spectateur et prend le nom de côté Gna. Les entrées spectateurs se font du côté Gui. L'entrée des loges artistes se fait côté Gna.

    In fine, j'annonce que cette représentation est chère (six euros) et manque totalement de professionnalisme ! Colère !

    Je félicite Monsieur Mourguet pour avoir donner naissance à Guignol mais je suis convaincue qu'il s'est retourné entre ses planches célestes lors de l'écoute de ce spectacle nommé " L'anniversaire bicentenaire de sa figurine à ficelles ". Quel cadeau  !

    La colère est une bonne chose : la douleur dorsale s'est estompée, je m'endormirai tranquillement...

    Merci Guignol... Tu continueras à me faire rêver ! 

     

     

     

  • Rhaaaaaaaaa, comme tu l'écris si bien !

    Le 12/05/2009 à 17:42Confidences et balbutiementsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Vous ne le savez peut-être pas mais Anaïs Valente (visitez la rubrique et la raconterie qui lui sont dédiées) m'inspire énormément.

    J'avais un monticule de sujets billet à l'esprit aujourd'hui mais quel thème choisir ? Alors pour me détendre avant de le rédiger, j'ai flâné sur le blog de ma muse namuroise. Je ris parce qu'elle raconte que nous les femmes, sommes des scénaristes innées. Suite à un échange virtuel sur un site couleur « coucher de soleil », une rencontre romantique se profile à l'horizon et la caméra de son esprit féminin s'enclenche naturellement... Évidemment le conte de fée du siècle restera dans ses bobines ! C'est "La cruelle déception" qui gagnera le titre de son oeuvre cinématographique...

    Alors me prend l'envie de laisser un commentaire à ma blogueuse célibattante. Ce que je me suis empressée d'acter... Le voici ! Lisez également le billet sur son blog "L'art de se faire des films" pour comprendre et rire aussi fort que moi !

    Mon commentaire :

    Le prince ténébreux n'est pas venu !

    Son profil "orange" est clôturé enfin disons plutôt que sa petite amie...

    Enfin son ex petite amie... Parce que cette relation est terminée depuis de longues semaines ! Mais cet inconnu agrume, qui n'est plus amoureux d'elle, a le coeur généreux ! L'explication est limpide : il lui laissait tout bonnement le temps de construire une cabane au Canada. Évidemment, après cette scène loufoque à ton propos, il est clair que cette jeune femme n'aura même pas l'occasion d'acheter sa hache. Elle sera, en lettres capitales, son EX au moment où je t'écris !

    Donc... L'éconduite lui est tombé dessus au moment où il embrassait sa toile tendrement et bénissait le webmaster de ce site aux senteurs de Fant...

    Elle a immédiatement compris qu'il s'embrasait de mille feux à ton égard. La Cosette perdait, à cet instant précis, tout espoir de tronçonner les bûches de sa cabane dans le salon de son élu ou dans la forêt qui borde le domicile de celui-ci. Ni une ni deux au placard l'ordinateur et fermement cadenassé. La clef est cachée dans son soutien-gorge à balconnet en dentelles délavé par les larmes de son ignoble jalousie informatique !

    Non ... plus fort, mieux encore !

    Par la fenêtre l'ordinateur, l'inconnu habite un sublime penthouse au trente-deuxième étage avec vue sur la dite forêt ! Mais pas de stress, il n'en dormira plus ! Il perdra l'appétit parce que son carnet à spirale n'aura plus lieu d'exister sans la chronique qui parle de toi...toi...toi...

    Il grattera ses fonds de tiroir et chaque recoin de son logis à la recherche de toutes ses pièces cuivrées.

    Il fera la manche avec son crayon couleur fruit acidulé et ses croquis de rats. 

    Il demandera un congé payé indexé non pas parental mais "namoural".

    Il hypothéquera son canari premier prix au concours des chanteurs en citron majeur.

    Il apitoiera sa riche voisine de palier pour qu'elle lui prête sa carte de crédit. Cette maraîchère retraitée écrit un recueil nommé « Les mille et une recettes du macaron » depuis qu'elle a découvert la gourmandise de ton blog !

    L'inconnu pomélo s'enrichira d'un ordinateur magnifique qui ne possède qu'un seul et unique programme : les coordonnées d'Anaïs Valente ! Voilà la suite de ce scénario, Anaïs. Digne de nous, les femmes aux dons multiples et innés !

    N'est-ce-pas ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Mamans.

    Le 10/05/2009 à 17:31Coups de gueuleCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    C'est en réagissant au billet du blog d'Anaïs Valente du 09 mai intitulé Un mois de presqu'absence que j'ai décidé de vous publier mon commentaire (amélioré) et d'ailleurs classé dans une nouvelle catégorie nommée « Coups de gueule ! » sur mon blog.


    Oui, Anaïs tu as parfaitement raison, ces tueurs en série sont impressionnants, perturbants, effrayants !

    Richard C. interrogé par Nadia, jeune profiler, ressemble au Père Noël à un point tel... OH OOH OOHHHH ! Quelle horreur ! J'en frissonne !

    Le sourire pervers de cet assassin qui terminera ses jours emprisonné parce que condamné à plus de 300 ans, j'en frissone encore !

    Un infirmier criminel allemand occupé comme volontaire auprès de sans-abri et qui distribue des cadeaux aux enfants aux périodes festives hivernales. Personne ne connaît son passé sauf son amie qui reste sceptique quant à son éventuelle rechute... J'en frissonne plus fort !

    Je me demande ce que ressentent ces meurtriers lorsqu'ils laissent ces corps sans vie, mutilés, torturés ? Des victimes innocentes dont bon nombre de femmes. Est-ce-qu'ils naissent ainsi ? Réalisent-ils le mal qu'ils provoquent autour de leur martyr ? Guérissent-ils ? Je suis admirative lorsque j'écoute Nadia F. et les autres enquêteurs à la recherche de vérités mais est-ce suffisant pour masquer leur mal-être à longue échéance ? Les problèmes psychologiques ou psychiatriques humains sont récurrents dans ce monde et cela depuis la naissance de l'univers... Mais notre modernisme ne dilate-t-il pas ces atrocités plutôt que de les circonscrire ? Grand frisson interrogatif !

    Auparavant, lorsque je rentrais suite à une réunion ou un repas entre amis , j'étais sereine. Je m'aperçois qu'aujourd'hui , je suis extrêmement prudente même si l'horloge n'a pas encore sonné les douze coups de minuit et que je suis juste à quelques pâtés de maison de mon bercail. Une subtile anxiété me surprend à l'arrêt d'un feu tricolore ou au passage d'une rue mal éclairée... Frisson que j'éprouve au quotidien !


    Je ne tirerai pas de morale à cette histoire, je peux à peine juger je ne suis pas une profiler....

    Ce qui me fait penser à mon papa qui voulait que je devienne commissaire à la police judiciaire... Frisson !

    Ce qui me fait penser à ma maman dont c'est la fête ce 10 mai et toutes ces femmes qui ont perdu la vie subitement à cause de ces bourreaux sans coeur...Et qui auraient pu être célébrées par leurs enfants dans la joie et le bonheur d'être MAMAN ! Ne plus frissonner demain tel est mon souhait à la pensée de toutes ces femmes mères ou non !

  • Ecrire les odeurs, humer les mots...Suite

    Le 10/05/2009 à 12:18Coups de coeurCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Rajout du 10 mai

    Suite au commentaire de mon passionné, (commentaire que j'ai effacé par mégarde mais avec l'espoir que Michel me le renverra ), je lui répondrai que même s'il définit sa spécialité comme étant l'aroma-relaxation, je lui tire mon chapeau parce que cette relaxation fait partie intégrante de la thérapie inconsciente qu'il m'a offerte sous le ciel étoilé ! Alors je dis OUI à la mandarine et à ces parfums connus et inconnus que je suis impatiente de découvrir.

  • Ecrire les odeurs, humer les mots.

    Le 06/05/2009 à 20:31Coups de coeurCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    D'un claquement de doigt anodin, la vie peut nous accorder des moments divins...

    Les astres me définissent comme étant le quatrième signe du zodiaque. Je suis donc un petit "Crabe"... Le terme exact m'est insupportable, vous l'aurez certainement compris ! Et voilà que ce petit crustacé, accompagnée de Jean fait béatement trempette au milieu d'une nuée de bulles massantes... Premier moment divin, les crabes aiment l'eau sous toutes ses formes, oui !

    Assise sur un banc carrelé, j'admire un plafond illuminé tel un ciel étoilé. Une chaleur embuée perle goutte à goutte sur ma carapace et le pelage de mon bélier amoureux . Et soudain, je m'enivre... Litsée citronnée, tu chatouilles mes narines, tu éveilles mes sens, tu m'enrobes de sucre et de miel. Tu me caresses jusqu'au plus profond de mon être...

    Second moment divin, les crabes aiment humer, oui ! Et pas seulement les senteurs aquatiques mais également celles des huiles essentielles, oui ! Je suis une demoiselle crabe nasale !

    Merci Michel pour ton savoir et ta passion de l'aromathérapie... Merci Jean pour cette escapade...

     

     

  • Dimanche maussade.

    Le 04/05/2009 à 01:18Confidences et balbutiementsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Le soleil fait faux bond et voilà la grisaille de Jean qui s'installe sans crier gare du réveil au soir... Incompréhension, désarroi profond, propos virulents, larmes injustes, migraine chagrine et insomnie désespérée pour m'apaiser. Malgré cela et pour se rassurer, un moment rires à souhait collés les uns aux autres devant les vidéos de "La vie privée des animaux" et un acrostiche émouvant de C.

    Ecrire, écrire pour m'éloigner... Eprouver ce bien-être intense qui gomme ce qui fait mal. Plonger dans l'univers des mots pour délaisser mes maux... Respirer l'ambiance de mon opuscule pour donner vie à cette famille toute droite sortie de mon infini... Chaleur complice devant cet adversité inattendue.

    par Magali - tags : Dimanche, écrire, insomnie,
  • Un théâtre pas comme les autres.

    Le 01/05/2009 à 18:25Confidences et balbutiementsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Je n'ai certainement pas révolutionné le monde des planches mais je suis, entre guillemets, contente de moi ! C'est ce que je me suis dit pendant la diffusion d'un reportage à propos de futurs petits acteurs aux Etats-Unis.

    Tout d'abord, lorsque je vois ces enfants suivrent des cours artistiques dans les écoles professionnelles, il m'a semblé ne rien apprendre de neuf. Des ateliers basiques-classiques rien d'élaboré, d'hors-normes... Et c'est à ce moment précis que je me suis redressée comme le coq fier dans son poulailler : Oui, Magali tu connais tous ces exercices. Ils sont là au fond de toi, ils apparaissent spontanément lorsque le besoin s'en ressent au cours de cette récréation que tu nommes "Le théâtre des bouquinartistes". D'ailleurs tu te surprends souvent : "Bizarre ! Pourquoi est-ce que je fais cela ? Aïe ! Est-ce que je ne me trompe pas ?"

    Plus tard, intervient une psycho-pédagogue qui explique qu'il est important pour les enfants de ne pas jouer sans cesse la comédie, d'être quelqu'un d'autre que soi. Parce que souvent ces jeunes artistes deviennent des adultes déprimés ! Oh, mince alors !

    Rester ce que l'on est lors de mises en scène, proposer de garder sa personnalité avec tout ce qu'elle comporte comme atouts est essentiel pour s'accomplir harmonieusement... Et c'est à moment précis que je me suis redressée comme le coq fier dans son poulailler : Oui, Magali c'est exactement ce que tu as comme priorité lors de cette recréation que tu nommes "Le théâtre des bouquinartistes" !

    Super, génial, géant ! Je suis sur la bonne voie et lorsque je tonitrue continuellement aux apprentis bouquina... Reste toi-même ! Oui, je te reconnais, c'est parfait ! Tu es quelqu'un d'unique, profites-en... J'ai donc raison ! Quel bonheur !

    Je sais maintenant que mon théâtre n'est pas comme le autres. Ne dit-on pas que se connaître parfaitement permet de s'épanouir pleinement ? Que rajouter si ce n'est que cela me donne encore plus envie de m'améliorer pour offrir à tous ces enfants le meilleur de moi-même. Tout en gardant la tête froide évidemment ! Nous sommes certainement bon nombre à reproduire ces gestes. Mais je l'avoue, je suis fière... C'est si bon !

    J'espère que ce premier Mai vous apportera autant de joie que le mien ! Racontez-moi !

    A tous des dizaines de ces clochettes blanches porte-bonheur.

     

  • Soleil !

    Le 30/04/2009 à 12:16Confidences et balbutiementsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Une chanson enfantine qui me poursuit depuis ce matin :

    Le soleil brille, brille et moi je dors...

    Puis je m'éveille et je crie très fort :

    BONJOUR SOLEIL !

    Et vous ce matin quelle chanson aviez-vous en tête ?

    par Magali - tags : Chanson, soleil
  • Des indiens bizarres.

    Le 29/04/2009 à 14:17Surprises d'enfantCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Un grand éclat de rire lorsque ce petit garçon m'a répondu suite à un jeu créatif lors de l'atelier Promenades indiennes :

    - Aigle saisissant et Tresse fleurie se baladent dans la forêt. Le jeune indien propose à son amie de manger quelque chose et il part à la recherche de leur repas ... Que va-t-il lui apporter ?

    -Des frites, madame Magali ! Tresse fleurie aime les frites, je le sais. Mais non ! lui répond un petit camarade. Une pizza c'est meilleur !

    Oui pourquoi pas ! ? Les fast food nous envahissent... Au secours !

  • Sacha et les autres...

    Le 28/04/2009 à 12:50Surprises d'enfantCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    10h30, classe de 3ème maternelle chez Marie-Anne à l'école du Hembeek, 4ème volet d'un atelier écriture.

    Nous créons une histoire, les enfants ont choisi le personnage principal... Un marteau qui évidemment habite dans sa boîte à outils au fond d'un atelier. Je leur propose un jeu : imaginer un livre différent, fabriqué avec tout ce qui leur traversera l'esprit sauf du papier. Les enfants sont spontanés, c'est fou !

    - Anthony me propose un livre en fils à coudre pour sa Grany qui ne cesse de réparer ses vêtements déchirés puisqu'il tombe souvent à la récréation... Un livre de couture !

    - Nathan crée un livre avec une étoile qui parcourera les histoires du ciel grâce à une locomotive imaginaire...

    - Bryan assemble des pailles multicolores pour boire des jus de pommes lorsqu'on tourne les pages de ce livre musical...

    - Samuel ramasse les feuilles des arbres après une averse pour qu'elles lui racontent des histoires de pluie...

    - Cassandra  soulève les fines couches d'un mille-feuilles pour découvrir des histoires de gâteaux d'anniversaire...

    - Melih propose une histoire d'ours et Nathan rajoute qu'il serait intelligent d'écrire le titre de chaque histoire sur des pots de miel avant de les ouvrir pour les lire... Des histoires douces dit Thibault.

    Et enfin Sacha, qui est époustouflant de savoir, crée un livre en cuivre qui parlera des indiens. Je lui demande pourquoi les indiens ? Il me répond sans attendre que les indiens se servaient énormément du cuivre dans leur quotidien... Un livre d'histoire sur les habitudes et les origines de ce peuple.

    Je suis émue par cet imaginaire sans retenue... Mes oreilles bourdonnent de plaisir, mon stylo pose chacun de ces mots en vrac dans mon carnet de notes. Ne pas perdre une miette de toutes ces idées... De jolies choses qui resteront indélébiles dans ma mémoire ! J'aime mon métier, vraiment ! 

  • Bienvenue sur le blog de ma plume.

    Le 27/04/2009 à 10:18Confidences et balbutiementsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Des mots en pagaille ou des mots bien rangés peu importe du moment qu'ils soient tous nommés ! Impatiente de vous lire, je vous offrirai mes délires. Autour d'un béguin, d'une anecdote, d'une râlerie, je vous propose de leur donner vie...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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