Enfin trois jours pour déconnecter...

Mon hôte est l'heureux propriétaire d'une charmante fermette en bord de mer mais également d'un ordinateur portable dernier cri top top top  ! Dès mon arrivée,  il m'annonce sans sourciller que ce fichu portable top top top refuse de démarrer ! Au secours, pas d'informatique à disposition signifie clairement pas de lectures "Anaïs Valente". Je serai donc privée de passages intempestifs sur ce blog adulé !

Sans retenue, je vocifère haut et fort ! Mon logeur disparaît, amèrement déçu par ma colère désopilante !

- Pourquoi ne démarres-tu pas ordinateur maudit ?

Evidemment à Wulpen, village microscopique situé à six kilomètres éléphantesques de Oostduinkerke, aucun commerce en vue ! Il est donc impensable de trouver un cybercafé ! Je ne vais pas parcourir la côte pour me dénicher un ordinateur et siroter calmement les textes d'Anaïs en écoutant les chants marins ! 

Quiconque me qualifierait de folle à cliquer. J'imagine les murmures :

- Pauvre Magali, voilà qu'elle retourne toute la digue pour se trouver un clavier.

Une agréable réputation en perspective m'attend dans les ports de la mer du nord : La webienne de Bruxelles est parmi nous  !

- A-t-elle avalé du sable, grisée par les cris des mouettes ? Les crevettes jouent des mauvais tours aux citadins ! Pardonnons-lui ses fourberies !

C'est pénible, j'ai beau essayer de réparer la machine à surfer, la main informaticienne me fait défaut ! Je dois confondre avec la main verte. Est-ce si différent comme flore Monsieur Hulot ? Dites là-haut, un petit coup de pouce serait vraiment le bienvenu, bon dieu de bon de dieu ! Eh les gars, je ne suis pas blonde ! A peine châtain clair, alors quoi ?

Je m'effondre lamentablement comme le cerf-volant qui cherche la bise bienfaisante. Je cours à la catastrophe vouée à l'échec de ma souris !

C'est l'heure de quitter mon lieu de villégiature. Mes bagages bouclés en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et trois baisers écrasés sur les joues moissonnées de mon aubergiste. Je dévore les cent trente kilomètres avec une seule idée en tête...

Incroyable, aucune place disponible pour me garer ! Mais pourquoi mes voisins ont-ils tous décidé de rester chez eux ce soir ?

- Oyez, oyez les salles obscures existent peuple bien aimé !

Je bondis enfin de la voiture. Chargée comme un mulet, je pique une pointe jusqu'à la porte d'entrée. Oh, mère indigne ! Voilà que j'oublie mon fils sur le siège arrière... Demi-tour, maman !

Je m'énerve, la clé ne veut pas tourner dans la serrure. Elle résiste, je fulmine ! J'ai chaud ! Quelle étourdie, je confonds avec la clé de la boîte aux lettres ! Je lâche mes paquets et ni une ni deux je grimpe quatre à quatre les  marches de l'escalier...

Zoup ! Je m'installe face à mon écran chéri, fonce sur mes favoris, clique et choisis : ANAIS !

Arrrrghhhh, le bonheur ! Apaisée, je respire et me délecte. J'oublie tout. Le reste attendra bien ! Le monde peut s'écrouler, tant pis ! In fine, ressembler à la webienne de Bruxelles me convient parfaitement !

Etre accro à Anaïs Valente n'est pas un délit qui m'enverra en psychiatrie. J'avoue ce blog me plaît ! D'ailleurs Anaïs le sait, je le lui transmets dans chacun de mes commentaires, billet après billet !